Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus

Documents

Paru dans AFP
Date 17/05/2000
Titre Une pétition de soutien à l'écrivain Renaud Camus

Paris, 17 mai (AFP) – Une centaine de personnes, dont plusieurs écrivains, ont signé une pétition de soutien à Renaud Camus, accusé de propos antisémites dans le dernier volume de son « Journal », « La campagne de France », a-t-on appris mercredi auprès de signataires.

Lancée à l'initiative d'un ami de Renaud Camus, l'artiste Jean-Paul Marcheschi, la pétition, intitulée « Un livre a disparu », comprend les noms de Jean-Jacques Aillagon, Marianne Alphant, Pierre Bergé, Emmanuel Carrère, Christian Combaz, Jean-Luc Hennig, Christian Jambet, Camille Laurens, Frédéric Mitterrand, Dominique Noguez, Benoît Peeters, Marie Redonnet, etc.

« Sans préjuger des réserves que nous pouvons faire sur les passages qui lui sont reprochés, nous constatons que, malgré l'extrême gravité des accusations portées contre lui, et dans un climat de violence que nous jugeons inquiétant, l'auteur de “La campagne de France” est aujourd'hui dans l'impossibilité de se défendre, alors même que le retrait de son livre des librairies prive les lecteurs de la liberté de juger par eux-mêmes », écrivent-ils.

Dans son livre, sorti en avril, Renaud Camus écrit : « Les collaborateurs juifs du “Panorama” de France-Culture (NDLR : magazine quotidien aujourd'hui supprimé) exagèrent un peu tout de même : d'une part, ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui sur un poste national ou presque officiel constitue une nette surreprésentation d'un groupe ethnique ou religieux donné ; d'autre part, ils font en sorte qu'une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l'Etat d'Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd'hui ou à travers les siècles ».

Jean-Marie Cavada et Laure Adler, PDG de Radio-France et directrice de France-Culture, ont dénoncé cet extrait, et d'autres, du livre. La ministre de la Culture, Catherine Tasca, leur a manifesté son soutien et Fayard a retiré le livre de la vente. Le MRAP a également dénoncé « la prose antisémite » de Renaud Camus.

Pour sa part, l'écrivain s'est vivement défendu d'être antisémite, soulignant que les passages incriminés ne sont « qu'une partie d'une oeuvre de près de cinquante livres où l'intérêt et le respect pour la culture et la tradition juives sont affirmés et témoignés en de nombreuses occasions ». Selon lui, « la vraie question est celle-ci : y-a-t-il, parmi les membres d'une société, des groupes qui, en raison des abominations qu'ils ont subies dans le passé, ne sauraient en aucun cas, désormais, faire l'objet de la moindre critique ou d'un mouvement d'humeur, fût-ce sur des sujets très secondaires ? ».


Réagir à ce document.