Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Journal d’un voyage en France »
page 139

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«
    À Loubeyrat, j'ai fait ma promesse, je crois bien, au cours d'un camp de
louveteaux. A l'ancienneté je suis ensuite devenu sizenier. Mes Blancs se
distinguaient par leur indolence. Je cherchais la popularité par le
laxisme, mon lieutenant par la poigne, il eut tôt fait de me supplanter.
Du scoutisme comme plus tard de l'équitation, je me rappelle surtout le
froid. Je n'ai plus jamais aussi froid, maintenant. Est-ce que les enfants
ont plus froid ? Je ne passe plus d'hivers en Auvergne. Mais ces culottes
courtes, était-ce pas du sadisme ? Pauvres jambes blanches, genoux
saillants ! Il me semble que nous étions tous un peu rachitiques. C'était
l'époque, sans doute. Tous les films français d'alors, jusqu'à la Nouvelle
Vague, les scooters et les nettoyages de Malraux, montrent une France
sinistre, blafarde, noire comme une impasse de Marais ou une pèlerine
d'orphelin.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus