Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Ne lisez pas ce livre ! »
page 67

Voir la description du livre

«
                       Entre Ravenne et Urbin, deux ou trois
jours plus tard, nous avons arrêté la voiture sur les
pentes d'une montagne ensoleillée, et nous avons
marché torse nu dans le soleil déclinant, le long
d'un chemin en balcon qui serpentait à flanc de
coteau vers une ferme perdue, face à un paysage
immense de collines hautes, bleuies, légèrement
dorées par le soir. Nous avons quitté le chemin et
nous sommes allongés dans l'herbe à la lisière
d'un petit bois. Il m'a sucé, branlé, et fait jouir : or
c'était faire l'amour avec l'immensité du paysage,
aussi bien, avec la transparence bleutée de l'air,
avec le mois d'août déjà sur son déclin, sinon avec
L'Infinito. Mais plus qu'à Leopardi je songeais
ensuite, tandis que nous devisions à voix basse au
bord de l'ombre, à cette scène du Gépard que
j'aime tant, lorsque le prince est parti pour la
chasse, à l'aube, en compagnie de l'organiste du
village et de ses chiens.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par Jacqueline Voillat.