Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Du sens »
page 543

Voir la description du livre

«
[…] Le début des livres ne s'éclaire que par
leur fin, le début des œuvres ne prend tout son sens (tout son sens pour
nous, tout son sens compréhensible, appréhensible, tout ce que nous pou-
vons tenir de son sens dans notre esprit) que par les opus ultimes, et Borges
a bien établi l'influence décisive de Kafka sur Cervantès. Lire, c'est
consentir à l'étrange, à l'incompréhensible, à l'incompréhendé, et qui ne
s'éclairera (incomplétement) que plus tard, plus loin, ou au prochain pas-
sage, lors d'un retour à ce même, changé, de nous qui ne serons plus le
même. Qui voudrait s'en tenir aux premiers mots de la Genèse, mettons,
et les comprendre parfaitement avant d'aller plus loin, se condamnerait à
ne les entendre jamais : car si le sens du sens est toujours en amont, lui-
même ne fait que briller un laps, au passage, et c'est peut-être en aval, qui
sait, que nous avons les meilleures chances d'en appréhender de nouveau
les fulgurances récapitulatives.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus