Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Roman Roi »
page 102

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«
Trois éléments chez elle sont incontestablement exceptionnels : la 
silhouette, la peau, les cheveux. La silhouette est très 
éloignée de ce que croit vouloir la mode à cette 
époque-là : au bord d'être trop lourde, trop épaisse, 
trop grasse. Les jambes sont longues et un peu fortes, admirablement 
galbées, les hanches sont larges, les bras sont potelés, les seins 
sont volumineux et saillants. la taille seule est étroite. Ce sont 
plutôt les canons de la beauté fin-de- siècle. Ils n'en 
affolent pas moins le prince Pierre, bien qu'ils soient fort 
éloignés de la grâce altière, élongée, 
de Catherine Szümka, comme de la joliesse féline et souple de Minna 
Tzertesz.

La peau est blanche, laiteuse et un peu grasse, quand c'est 
précisément le contraire qui commence à être 
apprécié. N'importe. La chevelure, on l'a dit mille fois, est 
plutôt une crinière, rousse et lourde qui, dénouée, 
tombe en vagues épaisses jusqu'au creux des reins. Elle frémit au 
moindre mouvement de la tête et sa couleur varie, suivant 
l'éclairage, du vénitien au flamboyant autour de l'éclat 
vert des yeux.

Tout cela fait une femme plus grande que nature, grande comme la nature, plus 
femme que les femmes, vivante et formidable statue de l'abondance physique, de 
l'opulence, de la féminité triomphante comme un été 
somptueux. Bien des hommes auraient hésité à s'y mesurer. 
Mais le prince Pierre, après tout, représentait bel et bien, dans 
le pays et ailleurs, l'homme entre les hommes, le héros monumental de la 
force, de l'énergie et de la vie.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par VS :
la maîtresse du père