Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Roman Roi »
page 177

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«
    Marcus Börak n'était pas un étudiant. C'était un ancien 
garçon boucher, condamné pour désertion en 1918. Il prétendit 
plus tard qu'il n'avait pas voulu se battre contre les Allemands. En 1933 il avait 
quarante ans, c'est- à-dire, je m'en avise tandis que j'écris, le même 
âge que le Roi. Et il était, comme le Roi, une force de la nature. Mais la 
comparaison, Dieu sait, s'arrête là. Börack était de taille 
moyenne, presque chauve, congestionné, moustachu, le cou massif et court, une nuque 
de taureau, le corps bardé de muscles énormes. Il portait des chemises sans 
col d'où jaillissait un pelage d'animal, comme de ses manches toujours 
retroussées sur ses prodigieux avant-bras. Sa grande distraction était de 
briser deux ou trois briques du tranchant de la main. Il exerçait un 
mystérieux pouvoir sur Gabriel Nomareck, soit qu'il ait repris le chantage jadis 
exercé par la police du régent Paul, soit qu'il le dominât par quelque 
innommable prestige.

    L'Archange avait fait de lui l'un de ses principaux lieutenants. En avril 1933, 
encouragé par la caisse secrète du parti nazi et aussi, on l'a beaucoup 
prétendu, par celle de la Marescka, résolue à affaiblir par tous les 
moyens la puissance de Nomareck qu'elle haïssait, Börack fonda les 
Flèches d'acier, débaucha d'emblée près d'un quart des 
adhérents de l'Arc noir et sut rapidement s'attirer de nouveaux affidés.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par VS :
un chef de ligue