Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Retour à Canossa (Journal 1999) »
page 501

Voir la description du livre

«
    Une dispute de chiens m'a réveillé sur les trois heures,
ce matin. Je me suis alors rendu compte que le sommeil
nous avait pris au milieu d'un dernier baiser, la bouche de
Pierre contre mon cou, sa joue au creux de mon épaule,
moi sur le dos, lui sur la hanche. D'une comparable intimité
je n'ai presque aucun souvenir. Et l'irritation qu'auraient pu
me causer les aboiements des chiens, ce brusque réveil et
l'insomnie qui s'en suivrait, venaient buter comme une vague
impuissante sur le vaste continent nocturne de l'entente.

Puisse durer toujours une si grande joie Qui cesse le matin, Et dont l'ange chargé de construire ma voie Allège mon destin.
Mais elle ne cesse pas du tout le matin…
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par Jacqueline Voillat.