Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Le Bord des larmes »
page 81

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«
[…] Aussi bien se tient-il force débat sur les terrasses et parmi les vergers de 
cet ailleurs tout intérieur, entre des jeunes gens qui parlent bas, alentour de 
leur maître volontier silencieux. L'amitié pour la sagesse se montre tout 
entière péripatéticienne, sur ces levées, sur ces ados, ces 
contrescarpes, et toute académie, là-bas, ne fait que glisser du portique au 
jardin, pour des reours méditatifs le long des petits chemins, et des maigres 
rigoles. C'est peut-être pour cette raison que la terre, l'endroit, le site avec sa 
lumière, y sont immédiatement consubstantiels à l'idée quand 
elle se présente et se formule, et que la pensée, si l'on peut encore, dans 
ces conditions, l'appeler ainsi, ne se distingue qu'à grand mal du toponyme et de 
l'étendue que tâchant de se décanter elle secrète 
automatiquement, sans y penser. Conclure, j'en ai bien peur, n'est pas la plus 
désirable des fins, en ces parages ; mais se perdre, au contraire, s'égarer 
dans le vif, creuser sur place, s'enfermer dans de si retords et de tellement absurdes 
syllogismes, qu'on ne peut pour s'en échapper que bondir dans l'inconnu. […]
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus