Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Le Lac de Caresse »
page 32

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«
Si d'écrire l'être et son chagrin les fige, les affecte, les fausse, les 
sophistique et les met à distance, comme ce sont eux qui sont écrits, 
transmués en mots, en phrases qu'on pourrait isoler, citer, déplacer, 
attribuer à d'autres paragraphes et corriger, allonger, racourcir, eux qui se 
voient érigés en littérature, en somme, idéalement, bien 
sûr, les voilà pris, en effet, dans les nervures et les réseaux de 
cette taxidermie lénifiante, le livre, très insistante, toujours, en ses 
insinuations tranquilles, tacites et consolantes, souvent, qu'ils ne sont eux-mêmes, 
eux, les objets de cette transmutation cabalisitque plus ou moins réussie, qu'une 
pose, une afféterie, voire une ombre, un fantôme, une création de 
l'esprit, un jeu de mots. Les déboires sentimentaux ont leur annales et leurs 
chroniques, et c'est la littérature, justement, qui les remplit le mieux.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus