Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Derniers Jours (Journal 1997) »
page 205

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«
« Lady Diana », qui absurdement, bien que divorcée, porte encore le 
titre de princesse de Galles, passe ses vacances à Saint-Tropez…

Ce trait-là, c'est vraiment le fin mot de l'histoire. Voilà une jeune femme, 
une aristocrate, une princesse, asez sympathique – sans plus, à mon avis 
–, que plaint le monde entier pour le harcèlement dont elle est la victime de 
la part de la presse du cœur, et qui dit être traquée par les paparazzi. 
Il n'est pas un endroit de la terre, parmi ceux qui font le mieux rêver, où 
elle ne puisse passer ses vacances. Et où choisit-elle d'aller – en toute 
liberté, que je sache ? A Saint-Tropez, c'est-à-dire le lieu de l'univers le 
plus frelaté, le plus clinquant, le plus parfaitement vulgaire, et celui, bien 
entendu, où elle sera le plus exposée à ce qu'elle dit tant 
haïr, les journalistes et les photographes de la presse à scandale.

C'est donc cela, « Lady Diania »… Je ne m'étais jamais fait 
beaucoup d'illusions sur son degré d'élévation intellectuelle, 
sociale ou spirituelle – mais de là à passer ses vacances à 
Saint-Tropez !

Pour compléter le tableau, elle s'y affiche avec un gros milliardaire 
égyptien, ou libanais, ou saoudien, fils d'un encore plus gros milliardaire 
saoudien ou libanais, qui possède Harrod's, à Londres, et dont la fortune, 
à dire le moins, paraît d'origine assez floue. Pareille compagnie à 
Saint-Tropez, c'est vraiment un pléonasme dans le mauvais goût – ou le 
fin du fin de l'esprit tabloïd. On peut dire que le Sun et la princesse se 
méritent l'un l'autre !
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus