Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Buena Vista Park »
page 104

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«
Nouveau roman

La scie journalistique quant au Nouveau Roman, depuis plu-
sieurs années déjà, c'est qu'il n'est plus nouveau, ce qui est
exact, et qu'il est « dépassé », ce qui malheureusement est
moins sûr. Car ceux qui veulent si vite l'enterrer ne l'ont
guère fréquenté, pour la plupart, et ne sont pas très fami-
liers, c'est le moins que l'on puisse dire, de ce qu'il a à offrir.
Comment pouraient-ils revenir à ce qu'ils n'ont jamais quitté ?
Comment pourraient-ils rendre désuet Claude Simon s'ils
écrivent comme Hervé Bazin? Mutatis mutandis (et c'est beau-
coup, je le reconnais), ils sont comme ces musiciens, et ces
mélomanes, qui pendant plus d'un demi-siècle après la mort
de Beethoven ont prétendu qu'il était «dépassé», alors qu'eux
n'étaient pas arrivés jusqu'à lui. Qu'il soit temps d'aller au
delà du Nouveau Roman, c'est très vraisemblable, et il est
bien possible même que cet au-delà implique un retour[1] à
des formes combattues ou négligées par lui : encore faut-il
que ce retour soit informé, instruit par l'expérience.


[1] «Un peu d'écriture éloigne du monde, mais beaucoup y ramène.»
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par VS.