Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Élégies pour quelques-uns »
page 108

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«
Cependant jusqu'à présent je ne meurs pas, comme il aurait semblé 
dans l'ordre des choses, pourtant, que je fisse, et des jours. Il sera toujours temps plus 
tard, demain, de réparer cette anomalie. De mon point de vue, rien ne presse. Il me 
semble que je n'ai pas particulièrement peur de la mort, encore que ce soit sans 
doute bien autre chose d'en parler de loin, comme je fais, ou de très près 
mais sans la voir encore s'approcher, et de la regarder droit dans les yeux. La maladie 
m'effraye bien d'avantage, et la douleur. Je ne leur trouve pas de rime : rien qui les 
rattache à quoi que ce soit que j'aime, aucune résonance pour moi 
poétique, nul pouvoir d'exalter, fût-ce à la façon d'un affreux 
précipice. Elles ont toute une littérature, que j'ai peu pratiquée ; 
sans doute une musique, peut-être un grand art : je m'en suis toujours tenu 
craintivement à distance. Que ce soit à tort se pourrait bien. Mais il est 
trop tard pour changer, sauf par la force du mal.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus