Photo © Renaud Camus
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Extrait de « La Campagne de France (Journal 1994) »
page 42

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«
   Plieux, dimanche 6 février, neuf heures du soir.
   […]
   La semaine dernière, déjà, j'avais découvert, dans cette zone
méridionale et occidentale du Massif central, la plus belle de France,
sans doute, la plus protégée, la plus profonde en tous les sens du mot, un
pays, une maison et des êtres extraordinairement séduisants, au coeur de
la Corrèze la plus retirée, entre la Dordogne et la Doustre, en vue du
puy Violent. Je rentrais de Clermont, accompagné par ma mère. Nous
avons fait étape chez cette dame qui m'écrit depuis plusieurs mois, et
qui a la passion de Rilke. Elle vit dans un manoir perdu, superbe, entre
le chêne et le roc, au-dessus d'une abrupte vallée, où coule une trans-
parente rivière. Elle et son mari sont également beaux, d'une beauté
qu'on ne sait pas départir de la noblesse de leurs travaux, et de la poésie
de leurs jours : relever de vieux murs, tailler des formes dans le bois,
écrire de la poésie, justement, monter jusqu'au plateau d'où l'on voit le
dernier soleil se retirer du puy Violent… Qu'il y a de beaux gestes
encore, et de belles heures, et de belles vies, dans ce pays ! Et combien
doivent-ils aux beaux paysages !
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus