Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Le Château de Seix (Journal 1992) »
page 66

Voir la description du livre

«
    Foin de villes plates ! Il faut des hauteurs et des balustrades où s'accouder,
pour contempler de haut la consistance des jours. Dans les rues des villes de
France, si elles sont belles, on ne voit que leurs beautés particulières ; ou bien il faut
gravir expressément leurs Tertres, leurs Fourvières ou leur Trocadéros. A Rome,
vingt fois par jour, on voit Rome tout entière. De la villa Médicis, ou de la chambre
haute du pavillon San Vittorio, on ne la quitte pas des yeux. Elle ne quitte pas vos
yeux. Son histoire, sa lumière, ses palais vous entourent, même quand vous lisez,
même quand vous faites votre lit. Voilà ce qu'il faudrait toujours, pour être noble-
ment heureux : que les plus humbles fonctions d'exister soient prises dans l'épais-
seur des siècles, lyriquement fondues dans la quête éternelle de la beauté, sous-
traites à leur propre contingence par une adéquation lumineuse et immédiate à
l'architecture des âges, à la musique des temps, à la poésie de la présence éternelle
ou, à défaut, de son défaut.
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus

Cet extrait a été proposé par Jacqueline Voillat.