Photo © Renaud Camus
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Extrait de « Répertoire des délicatesses du français contemporain »
page 375

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«
VŒUX. De même qu'on ne peut offrir un cadeau ou
    demander une question, on ne peut souhaiter des
    vœux. Les vœux sont des souhaits, ils naissent sou-
    haités. On ne peut que les faire, les former, les pré-
    senter, etc.
        Je vous souhaite mes vœux les plus amicaux.
        Nous vous souhaitons à tous de Très Bonnes Fêtes
    et nos Meilleurs Vœux pour 1999. (Dans cet exemple
    on peut envisager que les deux éléments de la
    phrase soient tout à fait indépendants, et que nos
    Meilleurs Vœux ne soient pas complément de souhai-
    tons. Mais alors c'est la ponctuation qui serait défi-
    ciente (il faudrait au moins une virgule), et la
    construction générale, associant une phrase à l'indi-
    catif et une phrase purement nominale, serait pour
    le moins boiteuse.)

                                     *

        Jadis les journalistes accrédités à l'Élysée ou à
    Matignon présentaient leurs vœux au président de
    la République, en tant qu'emblème de la France, et
    quelques jours après au Premier ministre. Ces per-
    sonnalités les agréaient et les retournaient poliment
    si elles le souhaitaient.
        Aujourd'hui, par un très curieux renversement
    de sens, où se laisse lire avec une enviable ingénuité
    la vérité du rapport de forces, c'est le chef de l'Etat
    et le chef du gouvernement qui lors des mêmes
    cérémonies présentent leurs vœux à la presse (et
    c'est bien le cas d'écrire la Presse).
»

© R. Camus
Reproduit avec l'autorisation de Renaud Camus