Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus

Forum

Message de Rémi Pellet déposé le 18/03/2015 à 22h47 (UTC)
Objet : Pétition
Référence : 026564

Lire le message précédent.

Non à la calomnie sur le compositeur Henri Dutilleux ! Pour l'apposition d'une plaque commémorative à l'endroit de son ancienne résidence sur l'Ile Saint-Louis
Lors du conseil d'arrondissement du 2 mars 2015, en réponse à la demande formulée par un élu d'apposer une plaque commémorative sur l'Ile Saint-Louis, où Henri Dutilleux a passé la majeure partie de sa vie, M. Christophe Girard, Maire du 4ème arrondissement, et Mme Karen Taïeb, Conseillère de Paris, ont accusé le compositeur en des termes peu mesurés de graves faits de collaboration, s'appuyant exclusivement sur la réalisation d'une musique d'un film documentaire en 1942 "Forces sur le stade". http://lindependantdu4e.typepad.fr/arrondissementdeparis/2015/03/refus-dune-plaque-%C3%A0-la-m%C3%A9moire-dhenri-dutilleux-un-petit-cours-dhistoire-pour-les-%C3%A9lus-de-la-majorit.html. S'il s'agit effectivement, d'après l'historien du cinéma Jean-Pierre Bertin-Maghit, d'un film de propagande, vantant les mérites du sportif et de l'ouvrier-modèle selon Vichy - et non d'un film à proprement parler collaborationniste -, il est d'une totale malhonnêteté intellectuelle de souiller la mémoire d'un homme dont la vie et l'œuvre témoignent d'un engagement humaniste et universaliste.
Premier Grand Prix de Rome en 1938, Henri Dutilleux adhère dès 1942 au Front national des musiciens, organisation de résistance, à laquelle participent également des noms prestigieux tels que Francis Poulenc, Georges Auric, Manuel Rosenthal, Roland-Manuel et Charles Munch. En 1944, il compose dans la clandestinité "La Geôle", sur un sonnet de Jean Cassou, un poète résistant qui fut emprisonné à Toulouse ; cette œuvre sera créée quelques mois après la Libération de Paris. En 1974, lorsque le violoncelliste Mstislav Rostropovitch fuit précipitamment l'URSS de Brejnev, il est accueilli à bras ouverts par son ami Henri Dutilleux et sa femme Geneviève Joy, chez lesquels il passe sa première nuit en France. Le compositeur a été depuis l'un des musiciens français les plus récompensés pour son œuvre, qui s'est toujours épanouie hors des modes de son siècle et a gagné ainsi - fait exceptionnel dans la musique contemporaine - le cœur de nombreux mélomanes.
Acclamé dans le monde entier, il est pourtant inhumé en 2013 dans un quasi-anonymat en France, en l'absence de tout représentant officiel, et maintenant se voit sali par des accusations malhonnêtes, témoignant d'une lecture de l'histoire bien peu objective. Nous demandons que soit mis un terme à cette ignominieuse calomnie, que son talent et l'universalité de son œuvre soient honorés par la pose officielle d'une plaque à l'endroit de l'immeuble qu'il a longtemps habité, sur l'Ile Saint-Louis.
Initiateurs et premiers signataires :
Etienne Kippelen, compositeur, musicologue, lauréat du Concours Dutilleux 2012
Matthieu Stefanelli, compositeur, pianiste
Régis Campo, compositeur, Premier Prix du Concours Dutilleux 1996

Réactions à ce message :
RSS Suivre la conversation par RSS