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Mars 2010

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Petite Histoire des juifs de France « Bouteille à l'Amer
Memento Mouloud
On tint Renaud Camus pour un antisémite parce que dans son journal ce dernier avait glissé que déblatérer sur la littérature française sur les ondes de France-Culture avec pour seuls interlocuteurs légitimes des chroniqueurs juifs, ...
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Le Jour ni l'Heure 0994 : ex-auberge du Lion d'Or, à Juniville, Ardennes, où Paul Verlaine, 1844-1896, qui habitait alors en face, composa une bonne partie de "Sagesse", 1880-1882, mercredi 17 février 2010, 13:29:49

Le Jour ni l'Heure 0994 : ex-auberge du Lion d'Or, à Juniville, Ardennes, où Paul Verlaine, 1844-1896, qui habitait alors en face, composa une bonne partie de "Sagesse", 1880-1882, mercredi 17 février 2010, 13:29:49
 
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tatamis blog: Article sur la judéomanie
Jean Robin
Oui, il existe bien un phénomène judéomane en France, et aux preuves qu'il donne (loi Gayssot en 1990, affaire Renaud Camus en 2000, etc.) j'ajouterai ce que j'ai pu constater durant la préparation de mes ouvrages. ...
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Le Jour ni l'Heure 0851 : Reims, portail de la cathédrale, l'Annonciation, c. 1255, lundi 15 février 2010, 16:07:14

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Le Jour ni l'Heure 0994 : ex-auberge du Lion d'Or, à Juniville ...
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Le Jour ni l'Heure 0843 : Reims, Marne, Champagne-Ardenne, place Royale, c. 1760, dét., par Jean-Baptiste Legendre, † 1770, lundi 15 février 2010, 16:00:18

Jean-Baptiste Legendre, architecte étonnament mal connu, né à Valognes, Cotentin, est également l'auteur des beaux bâtiments de l'Intendance de Champagne, à Châlons-sur-Marne.

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La place Royale de Reims,
une ouverture sur l’espace et sur l’histoire de la ville


Jusqu’au début du XVIIIe siècle, le quartier du Grand Credo, près de la cathédrale, est constitué de vieilles maisons et de ruelles étroites, très encombrées. Le projet de réaménagement de ce quartier naît d’une initiative du gouvernement royal menée par le conseiller d’Etat Trudaine qui voulait réorganiser le réseau routier du royaume et faire aligner les rues des villes qu’il traversait.

Le quartier du Grand Credo était encombré par les nombreuses maisons qui le constituaient et ses rues tortueuses et étroites occasionnaient des accidents, une gêne de la circulation et une peur de l’incendie. Un extrait des registres du Conseil d’Etat du 20 mai 1755 précise que le « grand credo qui occupe le Centre de Cette ville, et qu’en est la partie la plus peuplée et la plus commerceante dans lequel quartier la voye publique est Souvent embarassée et Entierrement Impraticable aux voitures le public en ressent depuis longtems les Inconvéniens » car « les voitures qui vont de Paris sur la frontière de Champagne dont le nombre est considerable sont obligées de passer par ce mesme quartier ou Il leur arrive souvent de facheux accidens ».

Pour réaliser ce projet imaginé par le lieutenant des habitants Louis Jean Levesque de Pouilly et réalisé par son successeur Jean-François Rogier, la Ville fait appel à Jean-Gabriel Legendre, ingénieur du Roi des Ponts et Chaussées, qui dresse le plan de la place Royale sous la forme d’un carré presque parfait de 38 toises sur 33, de
style architectural unique, avec en son centre la statue de Louis XV. La place est dédiée au souverain en souvenir du financement qu’il avait accordé à la ville pour l’installation des fontaines dans les différents quartiers. Les plans prévoient également l’alignement des rues Bertin et Trudaine et la création de la rue Royale (rue Colbert), passant par la place des Marchés (place du Forum) en direction de l’hôtel de ville. L’état des dépenses à débourser pour l’achat des maisons à démolir, du 31 mai 1756, atteste la somme à 630 000 livres tournois. Pour financer ce projet, la Ville fait appel à la générosité du Roi qui lui accorde une partie des octrois perçus par le fermier des aides, à hauteur de 15 000 livres tournois pendant 42 ans à compter du 1er octobre 1756.

Un conflit opposa le Conseil de Ville à l’archevêque, au chapitre, aux marchands ainsi qu'à des propriétaires qui contestèrent l’emplacement de la place Royale dans le quartier du Grand Credo. Ils jugeaient le projet trop onéreux et pensaient que le choix de cet emplacement engendrerait des dommages irréparables pour le commerce. Ils préconisaient d’installer la place Royale au niveau de la Croisée de la Couture (croisement de la place d’Erlon et de la rue de Vesle), ou de préférence, à la Croix Saint-Victor (carrefour des rues de Vesle, Saint-Denis, aujourd’hui rue Chanzy et de la Vieille Couture, l’actuelle rue Talleyrand), pour permettre de faire une place circulaire qu’ils jugeaient plus agréable qu’une place carrée. Un arrêt du Conseil d’Etat du 7
septembre 1756 débouta l’archevêque et le chapitre et ordonna la construction de la place Royale dans le quartier du Grand Credo.

Trois traités sont signés, les 3 février 1756, 18 décembre 1758 et 16 juin 1761 entre la Ville de Reims et Jean- Baptiste Pigalle, sculpteur du Roi, pour la réalisation de la statue pédestre en bronze de Louis XV, suivant un modèle agréé par le souverain. A l’origine, le plan de Soufflot prévoyait une place à demi circulaire et à pans
coupés qui plaçait la statue dans une niche avec bas-reliefs dans la façade de l’hôtel des fermes. Par arrêt du 8 septembre 1758, la forme carrée est adoptée et la statue placée au centre sur un piédestal composé de deux figures. La première représente une femme symbolisant la douceur du gouvernement, tenant d’une main un
gouvernail et conduisant de l’autre un lion en liberté. La seconde exprime la félicité des peuples sous les traits d’un homme se reposant sur un ballot de marchandises, avec à ses pieds une bourse ouverte et un loup et un agneau dormant ensemble. Les armes du Roi et de la Ville sont apposées sur le piédestal ainsi que deux inscriptions :

« A Louis XV – Le meilleur des Rois – qui par la douceur de son gouvernement – Fait le bonheur des peuples – 1765.»

« De l’amour des François éternel monument – Instruisés à jamais la terre – Que Louis dans nos murs jura d’être leur père – Et fut fidèle à son serment.»

« Erigé par la ville de Reims en M. DCC. LXV.
M. Sutaine étant lieutenant
M. Coquebert, vice-lieutenant
M. Clicquot, prévot
M. Clicquot-Blervache, procureur du Roi syndic.»

La statue de Pigalle est inaugurée en grande pompe du 25 au 27 août 1765.

Par délibération du 13 août 1792, le Conseil général décrète que « les monuments qui indiquent encore le despotisme sous lequel le peuple français a été trop longtemps tenu asservi doivent disparaître et de ce nombre est la statue de Louis XV qu’ils croient prudent de retirer si l’on veut éviter des excès auxquels on pourrait se porter ». Deux jours plus tard, la statue du souverain est démontée et le bronze vendu.

Le 23 octobre 1792, à l’occasion des fêtes célébrant la libération du territoire et l’entrée de l’armée française à Longwy, une statue de la Liberté transportée sur un char de triomphe et accompagnée de La Marseillaise est posée sur le piédestal qui avait auparavant soutenu le souverain. C’est une statue de pierre représentant une
vierge tenant dans sa main droite une pique surmontée d’un bonnet rouge et dans sa main gauche un bouclier sur lequel est écrit « La Loi ».

A cette occasion la place est rebaptisée place de la Liberté. Les lieux prendront ensuite le nom de place du Peuple, place Nationale, place Impériale avant de retrouver le nom initial de place Royale.

Le 10 août 1793, afin de célébrer la fédération républicaine, la statue est remplacée par une pyramide triangulaire surmontée d’une Renommée, parée d’inscription relative à la Révolution, financée par les souscriptions des citoyens.

Le 6 octobre 1793, le citoyen Philippe Rühl, représentant du Peuple dans le département de la Marne, choisit cette place pour convoquer les élus locaux afin qu’ils lui apportent le lendemain la Sainte Ampoule, pour qu'il puisse la détruire. Le jour suivant à 14 heures, Rühl se rend place Nationale accompagné de six membres du
Conseil, des administrations du District et de quelques habitants. Il retire la fiole de son reliquaire et la brise sur le piédestal de la statue de Louis XV.

Il faut attendre la Restauration de la Monarchie pour revoir Louis XV trôner au milieu de la ville. Le 1er mars 1816, le sculpteur Pierre Cartellier propose un devis au Maire de Reims, Ponce-Jean-Nicolas Ponsardin, qui le valide le 11 février 1818. Une souscription est ouverte pour la financer. Elle est inaugurée le 25 août 1819. En
1848, il est projeté de remplacer la statue de Louis XV par une autre de Jean-Baptiste Colbert. L’idée est abandonnée et c’est bien la statue de Louis XV de Cartellier que l’on peut encore admirer aujourd’hui.

La place Royale a été plusieurs fois menacée par les régimes successifs, les événements ou les travaux. Au début du XXe siècle, la place est remise en état après les modifications du socle de la statue et l’enlèvement de la grille nécessaire à l’électrification du tramway. Pour pallier à d’éventuelles destructions ou transformations,
un jugement du 18 janvier 1904 du juge de paix du deuxième canton de Reims fixe les règles impératives de construction de la place, édictées par l’arrêt du Conseil du roi du 20 mai 1755. Cette décision est appuyée pardifférentes mesures de classement aux Monuments historiques, notamment dans les années 1920 (façades de
certaines maisons) et dans les années 1950 (des façades, le sol et le monument).

La place Royale est réellement achevée avec l’édification du dernier bâtiment par la Société générale qui l’inaugura le 26 mai 1912. Mais le 19 septembre 1914, la place est en grande partie détruite par les bombardements. La sous-préfecture est reconstruite en 1930 par l’architecte Max Sainsaulieu, derrière l’ancienne façade de l’hôtel des fermes et est inaugurée en 1935 par le président de la République Albert Lebrun. Entre ces deux institutions, le bâtiment devenu privé avait été occupé par l’ancien café de la Douane, puis en 1907 par le magasin des Primes des Docks Rémois.
L’hôtel des Postes (aujourd’hui le bureau de Poste Reims - Cérès) est reconstruit par l’architecte François Le Cœur, qui adapte l’architecture moderne de l’aile du bâtiment donnant sur la place Royale. Les derniers immeubles sinistrés par la guerre sont rebâtis dans les années 1960.

En 2000-2001, une politique de restauration permet de redonner tout son éclat à cette place qui retrouve ainsi son agencement et ses lanternes en forme de coq.

Carine MANIGOT
Février 2008

Le Jour ni l'Heure 0843 : Reims, Marne, Champagne-Ardenne, place Royale, c. 1760, dét., par Jean-Baptiste Legendre, † 1770, lundi 15 février 2010, 16:00:18
 
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Le Jour ni l'Heure 2744 : autoportrait à Paris, chambre 67 de l'hôtel Bourgogne & Montana, mardi 16 mars 2010, 23:56:17

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Comment enseigner le concept de "démocratie chrétienne" - Regard d ...
inconnu
Ces temps d'élection sont une occasion de vous fairepart d'une page du dernier tome, celui de l'année 2007,du journal de Renaud Camus, "Une chance pour le temps". L'auteur s'étonned'entendre au jou… Hébergé par OverBlog.
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Union contre le sionisme 1/2 | Myra Quirk
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... François Bayrou, Eric Zemmour, Yves Cochet, Naomi Klein, Renaud Camus, Naulleau, Emmanuel Todd, Marc-Edouard Nabe, Maurice Allais, Calvi, Jean Marc Morandini, Annie Lacroix Riz, Yukihisa Fujita, Giulietto Chiesa, Andreas von Bülow ...
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Zemmour doit être interdit d'antenne par le CSA
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Renaud Camus avait parlé à ce propos de « groupe ethnique» et c'était devenu une affaire d'État. Pourquoi l'idée de groupes ethniques aurait-elle plus de sens lorsqu'il s'agit des «noirs» ou des «arabes», au demeurant assimilés à des ...
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Elias Duparc
ED
Renaud Camus entretenait à l'époque une amitié avec Roland Barthes, qui s'est fendu d'une préface. Bien emmerdé, il cherche, comme à son habitude, à pontifier ; sur un texte qui n'offre nulle matière à la réflexion. ...
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Le Jour ni l'Heure 1565 : maison natale de l'abbé Prévost, "Prévost d'Exiles", 1697-1763, à Hesdin, auj. dans le Pas-de-Calais, mardi 23 février 2010, 17:34:99

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Le Jour ni l'Heure 1542 : site de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, Crécy-en-Ponthieu, Somme, Picardie, mardi 23 février 2010, 15:52:38

Le Jour ni l'Heure 1542 : site de la bataille de Crécy, le 26 août 1346, Crécy-en-Ponthieu, Somme, Picardie, mardi 23 février 2010, 15:52:38
 
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Le Jour ni l'Heure 1317 : château de Bernoville, c. 1720, Aisonville-et-Bernoville, Aisne, Picardie, dimanche 21 février 2010, 18:12:48

Le vilain panneau sert à dissimuler une encore plus vilaine voiture. Il faudrait faire une loi pour empêcher les propriétaires de châteaux de garer leur(s) voiture(s) au beau milieu des façades et dans les cours d'honneur. De toute façon, l'heure ni le temps n'étaient très favorables à ce beau château. On n'en donne ici, avec cette mauvaise photographie, qu'une idée générale, peu flatteuse. Mais sur la photographie fournie par le site de la mairie, on voit aussi la voiture !

Le Jour ni l'Heure 1317 : château de Bernoville, c. 1720, Aisonville-et-Bernoville, Aisne, Picardie, dimanche 21 février 2010, 18:12:48
 
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Le Jour ni l'Heure 2690 : autoportrait en gris, aux lunettes, Paris, hôtel Bourgogne & Montana, ch. 67, lundi 15 mard 2010, 23:40:32

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d'Almendralejo: La danse de l'albatros
K. von Gibus
Dans son dernier roman, Loin, Renaud Camus met en scène les aventures épisodiques entre Jean, calme érudit et une jeune femme Ono, toute auréolée de la parlure moderne. Gérald Sibleyras peint Thierry, un zoologue proche de la retraite ...
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Le Jour ni l'Heure P3150002 : ancien hôtel de Louis d'Orléans, fils du Régent, c. 1730, auj. presbytère de Saint-Étienne-du-Mont, à l'angle des rues Clovis et Descartes, Paris Ve,  lundi 15 mars 2010, 13:39:14

La plus belle maison de Paris ?
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Introduction


Louis d'Orléans naît le 4 août 1703 au sein de la famille royale. Petit-fils de Louis XIV par sa mère Françoise-Marie de Bourbon et son petit-neveu par son père Philippe d'Orléans, le Régent, il est appelé naturellement à intervenir sur la scène politique, à défaut de jouer un rôle d'envergure dans la conduite des affaires. Premier prince du sang, il est héritier présomptif de la couronne à partir de 1723, en vertu des renonciations du traité d'Utrecht, et devient titulaire, à cette date, de l'apanage le plus important du royaume, le duché d'Orléans, qu'il restaure et enrichit.

Cependant, après avoir nourri quelques ambitions, la volonté du prince se soumet à celle de Dieu, et le duc se retire à l'abbaye de Sainte-Geneviève, à Paris, pour assurer son salut. Il n'en faut pas plus pour le condamner dans l'esprit de son siècle, bien prompt à oublier l'immense œuvre de bienfaisance accomplie par le prince. L'intérêt de ce destin, curieux en soi, est accru par les goûts de Louis d'Orléans dans les domaines des arts et des sciences, pour la physique, la botanique, la chimie, mais aussi pour les plus austères langues orientales, et par son penchant pour l'exégèse. Au contraire d'un esprit brouillon et dispersé, la ligne de conduite de Louis d'Orléans est claire : il s'intéresse à ce qui peut prouver l'historicité de l'Écriture sainte, montrer la vérité du christianisme contre les attaques du doute systématique, et il n'hésite pas pour cela à rassembler une bibliothèque considérable, qui alimente sa propre œuvre théologique.

Sources


La vie de Louis d'Orléans est éclairée par des sources abondantes, mais dispersées. Une partie importante se trouve aux Archives nationales, dans la série K, la sous-série R4 (apanage d'Orléans), le Minutier central (étude CXV) et, bien sûr, dans les archives privées de la maison d'Orléans (300 AP). Le Service historique de l'armée de Terre et les Archives du ministère des Affaires étrangères ont livré des documents importants, alors que les Archives municipales de Grenoble ont permis d'étudier l'activité de Louis d'Orléans comme gouverneur du Dauphiné. Tous les départements spécialisés de la Bibliothèque nationale de France ont été mis à contribution, en particulier le département des manuscrits qui conserve les trente-et-un volumes des œuvres de Louis d'Orléans. Outre les bibliothèques parisiennes la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, où sont conservés les comptes de la maison d'Orléans de 1730 à 1770 ; la Bibliothèque Sainte-Geneviève ; la Bibliothèque de l'Arsenal ; la Bibliothèque de l'Institut de France, qui détient les “ Mémoires de Louis d'Orléans ” , celles de province ont également été sollicitées, notamment la bibliothèque universitaire de Poitiers, riche du fonds d'Argenson.

Parmi les sources imprimées traditionnelles pour ce genre d'étude (Saint-Simon, Barbier, Marais, Narbonne…), les Mémoires de d'Argenson se révèlent les plus riches, le marquis comme son frère, le comte, ayant été chanceliers de Louis d'Orléans. L'abbé Ladvocat est un témoin privilégié de la vie de Louis d'Orléans, comme la plupart des auteurs des nombreuses oraisons funèbres imprimées.

Première partie


Le premier prince du sang


Chapitre premier


Le temps du duc de Chartres (1723-1742)


L'enfance et l'éducation d'un prince. Les premiers temps de Louis d'Orléans sont déterminés par son entourage familial. Son père, Philippe d'Orléans, le Régent, réserve son affection pour ses filles, sans négliger pour autant d'initier son fils aux affaires. À partir de 1719, Louis commence à suivre le mode de vie déréglé de son père. Le rôle éducatif de sa mère, Françoise-Marie de Bourbon, est plus marqué et durable, comme celui de sa grand-mère la princesse Palatine. Parmi ses six sœurs, la plus proche de Louis d'Orléans est Louise-Élisabeth, ensuite reine d'Espagne ; son demi-frère, le chevalier d'Orléans, plus tard Grand Prieur, entoure aussi de son affection le prince. Après avoir été quelque peu négligée, l'éducation du jeune duc est attentivement dirigée par le très compétent abbé Nicolas-Hubert Mongault, qui donne instruction et principes moraux à son élève.

Les débuts politiques du duc de Chartres. Né au sein de la famille royale, le duc de Chartres est appelé dès son enfance à participer aux cérémonies qui ponctuent la vie de la cour. Il apparaît comme le troisième personnage officiel du royaume, après le roi et le Régent. Son rang et son âge, proche de celui de Louis XV, lui permettent même de vivre dans une certaine familiarité avec le souverain. Louis d'Orléans commence tôt sa carrière politique : effet particulier de la toute puissance du Régent, il est admis au Conseil de régence le 30 janvier 1718, et à celui de la guerre, le lendemain. Sans la moindre velléité de prendre la tête d'un parti d'opposition, Louis d'Orléans combat à plusieurs reprises les décisions paternelles, notamment dans l'affaire Le Blanc en 1723. Les altercations avec Philippe d'Orléans sont causées par une opposition beaucoup plus franche et marquée à l'endroit de son fidèle ministre, le cardinal Dubois. En 1723, le duc de Chartres s'est donc bien affirmé comme un interlocuteur avec qui il faut compter, n'hésitant pas au besoin à prendre position contre son père et le cardinal.

Les charges de Louis d'Orléans. En 1719, le duc de Chartres devient gouverneur du Dauphiné. Bien qu'il existe une grande part de convenance dans les relations honorifiques qui lient un gouverneur du XVIIIe siècle à sa province, l'abondance des marques de politesse révèle la réalité d'un rapport privilégié, une relation de civilité, entre le duc d'Orléans, qui ne manque pas une occasion de secourir la province et sa capitale, et ses interlocuteurs, les consuls de Grenoble et des autres villes, l'évêque de Grenoble, le premier président du Parlement. Louis d'Orléans a bien rempli sa tâche de gouverneur et a su s'entourer de personnes compétentes, qui le secondent de manière efficace lorsqu'il commence à se retirer des affaires. Il conserve le gouvernement du Dauphiné en 1742, alors qu'il se retire à l'abbaye Sainte-Geneviève, car il croit pouvoir être toujours utile à ses administrés en plaidant leur cause auprès du roi. Ce n'est qu'en 1747, à l'occasion de la naissance de son petit-fils, qu'il démissionne en faveur de son fils Louis-Philippe.

En 1720, Louis d'Orléans devient grand-maître de l'ordre de Saint-Lazare et de Jérusalem, qui traverse alors une période de déclin. Il entreprend des réformes pour restaurer l'éclat de l'ordre, puis s'en désintéresse après 1742.

En 1721, la charge de colonel général de l'infanterie, supprimée en 1661, est restaurée pour Louis d'Orléans. Il est instruit des affaires militaires par le comte de Bombelles et travaille avec le secrétaire d'État de la guerre, Claude Le Blanc. Mais il perd l'exercice de sa charge à partir de 1723, avant d'en démissionner en 1730.

Chapitre II


A la tête de la maison d'Orléans (1723-1742)


Une succession difficile à assumer. À la mort du Régent en 1723, Louis d'Orléans est le seul héritier mâle du prestigieux apanage d'Orléans. Il est appelé par son rang et par sa participation aux affaires à conserver le rôle politique de son père, mais est évincé - sans résister - de la première place du gouvernement par le duc de Bourbon. Il se consacre dès lors à rétablir l'importance de la maison d'Orléans, assisté dans cette tâche par le fidèle comte d'Argenson, devenu un ami de confiance. Son mariage en 1726 avec Auguste-Marie-Jeanne de Bade, alors qu'il est l'héritier présomptif de la couronne en cas de décès du jeune Louis XV, revêt une grande importance politique, notamment par les conséquences qu'il suscite. Cet événement conduit en effet à hâter le mariage du jeune roi : à cette fin, le duc de Bourbon renvoie l'infante d'Espagne et rompt l'équilibre politique mis en place par le Régent.

Une place politique prééminente mais contestée. Le premier prince du sang conserve une place politique de choix, qu'il se fait un devoir d'honorer, à défaut de jouer un rôle déterminant : il siège dans tous les conseils, auxquels il manque rarement, émettant des avis politiques comme lors de l'affaire des ambassadeurs d'Espagne en 1739 ou celle des princes légitimés. Louis XV entretient avec son “ oncle ”, qui lui reproche en particulier sa vie dissolue, des relations tendues, parfois adoucies par quelques marques de bienveillance. La reine, Marie Leszczynska, témoigne beaucoup de sympathie pour le duc d'Orléans, qu'elle connaît depuis le mariage par procuration célébré à Strasbourg en 1725. L'hostilité maniaque du duc de Bourbon envers son cousin ne se dément jamais et alimente de nombreuses querelles de protocole, dans lesquelles le roi est parfois obligé d'intervenir. Louis d'Orléans est en revanche très proche du premier ministre, le cardinal de Fleury. Après le refus du roi en 1740 d'accorder la main de Madame Seconde à son fils, le duc d'Orléans se retire de la vie publique : il renonce à briguer la succession de Fleury, que lui promettent certains soutiens, sans toutefois entrer dans un quelconque parti d'opposition - il n'est ni dévot, ni janséniste.

Une maison qui requiert tous les soins du duc d'Orléans. Constitué en 1661, enrichi par la suite, l'apanage du duc d'Orléans procure des revenus importants. À part quelques interventions directes, le duc en confie la gestion courante à son chancelier, le comte d'Argenson, qui mène une habile politique d'acquisitions et gère les relations difficiles des officiers de la maison, membres de la clientèle des Orléans. Au départ du comte d'Argenson de la chancellerie en 1742, les finances sont florissantes. Louis d'Orléans s'attache plus particulièrement à entretenir et embellir l'important patrimoine immobilier à sa charge : il rénove les jardins du Palais-Royal en 1730, en faisant appel à Blaise Desgots, et ceux de Saint-Cloud en 1735, où Lambert-Sigisbert Adam crée des statues pour la cascade ; il restaure les pavillons de Versailles, sans oublier les résidences de Bagnolet et de Villers-Cotterêts. Louis d'Orléans doit aussi s'occuper des questions familiales comme l'éducation de son fils Louis-Philippe, né en 1725, surveillée de près, ou le règlement du conflit politico-conjugal de sa sœur, la princesse de Modène.

Faste et religiosité. Louis dispose de tous les moyens financiers pour satisfaire ses goûts d'amateur d'art. Prince religieux, ses entreprises sont parfois inspirées par sa foi, comme le choix d'un reposoir magnifique commandé à Servandoni pour la Fête-Dieu de 1736, mais ses convictions religieuses ne le font jamais agir en vandale : la légende de la destruction des tableaux du Palais-Royal est fausse. Au contraire, Louis d'Orléans enrichit sa collection de tableaux et surtout rassemble un prestigieux ensemble de médailles et de pierres gravées, rachetées à la Palatine et à Pierre Crozat. Il fait travailler de nombreux artistes, en particulier son portraitiste officiel, Charles Coypel, le peintre Alexis-Simon Belle, l'ébéniste Charles Cressent et l'orfèvre Thomas Germain.

Chapitre III


Un prince qui aspire à la sainteté (1742-1752)


Les raisons de la retraite. À partir de la mort prématurée de sa femme en 1726, Louis d'Orléans se préoccupe avant tout de son salut éternel : il adopte une règle de vie stricte, qui ne l'empêche pas de participer à la conduite des affaires jusqu'en 1740. A cette date, des raisons privées - le désir contrarié de se faire prêtre, l'entourage du Palais-Royal, une santé faible et ses échecs politiques le conduisent à se retirer complètement des conseils pour vivre à l'abbaye de Sainte-Geneviève. Il réalise son projet en 1742, après avoir établi son fils, et s'installe dans un petit appartement coincé entre les deux églises Sainte-Geneviève et Saint-Étienne du Mont.

Les relations avec les chanoines de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Pour les religieux de Sainte-Geneviève, appréciés pour leur observance de la règle de Saint-Augustin, le choix de leur maison comme lieu de retraite n'est pas sans conséquences, et les relations avec un hôte de ce rang et de cette exigence sont parfois difficiles. Mais les enrichissements sont bien réciproques, tant du point de vue spirituel et intellectuel que temporel : le duc fait restaurer le cloître et donne à l'abbaye ses collections de pierres gravées et de médailles. Le témoignage le plus éclatant de la fécondité de cette cohabitation demeure la construction de l'hôtel destiné à abriter les collections ducales, l'actuel presbytère de l'église Saint-Étienne du Mont, qui associa les architectes Vigny et Cartaud.

Un ermite dans sa thébaïde ? Loin de l'image d'un reclus, le duc déploie à Sainte-Geneviève une grande activité : ses comptes témoignent d'un train de vie modeste, mais laissant place néanmoins aux dépenses “ somptuaires ”. Les devoirs de son rang, réduits au minimum certes, l'obligent à se présenter au monde. Il sort de Sainte-Geneviève en de nombreuses occasions, reçoit des visites de la famille royale, de celle d'Orléans, des officiers de sa maison et des savants du quartier latin. Il n'est pas indifférent non plus aux affaires de son temps, ni à la conduite de sa maison grâce l'aide de ses chanceliers, le marquis d'Argenson, Bidé de La Grandville et Étienne de Silhouette : il augmente ainsi l'apanage par l'acquisition du comté de Soissons et du domaine de Vermandois, et fait réaliser des travaux dans les communs du Palais-Royal. Sa conduite est plus critiquable lorsqu'il refuse de reconnaître le duc de Montpensier comme son petit-fils. Le reste de son emploi du temps se partage entre l'étude, les conversations avec des savants, et une œuvre de bienfaisance, qui lui vaut le surnom de “ père des pauvres ”. Les circonstances de sa mort résument avec éloquence ces années où Louis d'Orléans tempère sa dévotion par l'éclat d'une science et d'une prodigalité dignes du premier prince du sang.

Deuxième partie


Louis le Pieux, mystique érudit


Chapitre premier


Le “ père des pauvres ” : l'action charitable de Louis le Pieux


Les diverses formes de la charité. Louis d'Orléans partage avec d'autres princes du XVIIIe siècle, comme le duc de Penthièvre, le souci de bienfaisance, mais son action charitable étonne par son ampleur. Elle comprend des pensions et des gratifications, dont les sommes sont décidées avec l'un de ses aumôniers, l'abbé Onic, et consignées dans des états, ainsi que des soutiens plus ponctuels aux victimes des inondations de la Loire en 1733 ou de l'hiver de 1740. Sa réputation de prodigalité lui vaut des requêtes de la France entière.

Les bénéficiaires. La générosité du duc se tourne d'abord vers les serviteurs de la maison d'Orléans. Il apporte un soutien apprécié aux gens de lettres en leur procurant une charge dans sa maison (Mongault, Augustin Belley, Paradis de Moncrif, Jean-Baptiste de Mirabaud, Jacques Dortous de Mairan, Vivien de Chateaubrun), en particulier celle de bibliothécaire, confiée à dom Anselme Banduri, puis à l'abbé Houtteville. D'autres bénéficient d'une gratification, comme Fontenelle, Ignace Le Mère, Jean-Baptiste Ladvocat. Dans ses choix, Louis d'Orléans est toujours attentif à encourager la propagation de la foi catholique et de la morale, en encourageant les conversions des juifs, des païens et des hérétiques par le séminaire des Missions-Etrangères, en soutenant les vocations religieuses, en soulageant les misères par le biais d'aides aux Incurables à Paris et aux hôtels-Dieu de province ou de pensions aux comédiens retirés.

Une action soutenue en faveur de l'enseignement. Son attention pour l'enseignement, d'abord théorique, est liée au désir de répandre les lumières de la foi. Elle donne lieu à la création de bourses au bénéfice d'écoles de charité situées dans son apanage, de séminaires (Trente-Trois à Paris, Québec) et de collèges. Son œuvre la plus importante demeure la dotation du collège de Versailles en 1740, qui aurait dû assurer la pérennité de sa mémoire sous le nom de collège d'Orléans. Mais l'établissement fondé par le curé Jomard végète jusqu'à sa disparition, à la Révolution.

Chapitre II


Le prince savant


L'intérêt pour les langues. Philologue averti, Louis d'Orléans maîtrise le latin et le grec, peut-être des langues vivantes (anglais, allemand, italien) et s'intéresse aux langues régionales. Pour prouver l'historicité de la Bible, Louis d'Orléans apprend les langues orientales, à commencer par l'hébreu avec l'abbé Claude Sallier, ainsi que le chaldéen, le syriaque, l'arménien et l'hindou. Il donne à leur enseignement un élan nouveau, en fondant la chaire hébraïque en Sorbonne en 1751, confiée à l'abbé Ladvocat.

La collaboration avec les savants. Louis d'Orléans fréquente de nombreux savants, qui lui dédient plusieurs livres, et soutient les recherches qui se développent dans tous les domaines des connaissances du premier XVIIIe siècle. Son intérêt pour la géographie est illustré par une collaboration fructueuse avec le géographe Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville, à qui il commande plusieurs cartes. Sa curiosité le porte à percer les mystères de la botanique en compagnie de son naturaliste Guettard, garde de son cabinet d'histoire naturelle et de son jardin botanique, avec qui il se livre à des expériences de chimie et de physique.

Une curiosité insatiable. Prince généreux, Louis d'Orléans profite d'un quartier particulièrement riche en institutions savantes pour attirer de nombreux auteurs et érudits, qui s'empressent de mettre leurs lumières à son service. Beaucoup n'ont laissé aucune trace, mais quelques noms peuvent être relevés, comme ceux des théologiens Augustin Gouault et Ignace Le Mère, janséniste convaincu. Louis d'Orléans fréquente beaucoup les Dominicains des rues Saint-Jacques, Saint-Honoré - le Père Jouin, en particulier - et Saint-Dominique, où se trouve le noviciat. L'abbé Guéret, curé de Saint-Paul, et son vicaire Jean Omelane participent aux corrections des œuvres du duc. Enfin, Louis d'Orléans bénéficie bien sûr des lumières des savants pères de Sainte-Geneviève : le Père Gillet lui apprend l'hébreu, le Père Bernard s'entretient fréquemment avec lui, le Père Prévost, bibliothécaire de l'abbaye, s'occupe également des ouvrages de la collection du duc. Louis d'Orléans participe activement à deux grands débats théologiques de son temps : il défend les miracles du Christ contre l'abbé Houtteville et l'authenticité du fragment de l'Histoire phénicienne de Sanchoniathon, ce qui le met en relation avec des membres de la congrégation de Saint-Maur, comme dom Jacques Martin. Enfin, même les sciences exactes ne le rebutent pas, y compris l'horlogerie qui requiert de grandes connaissances mathématiques.

Chapitre III


Un prince lettré


Bibliothèque princière et bibliothèque de travail. Louis d'Orléans constitue vraisemblablement le fonds de sa bibliothèque de 1720 à 1730, ne cessant de l'enrichir ensuite jusqu'à sa mort : elle comprend près de 3500 titres en 1752. Il fait travailler les imprimeurs-libraires Coignard, d'Houry et Desaint pour la réalisation des Semaines saintes distribuées chaque année à sa maison. Son but est avant tout de disposer des outils de travail nécessaires à ses recherches. Mais il n'est pas simple érudit, et sa qualité de prince à la tête de la maison d'Orléans transparaît dans certains aspects bibliophiliques de sa collection : les estampes ; les reliures, dont il confie notamment la réalisation à Lemonnier ; les ouvrages rares et les livres des Estienne. La collection est mise au service des savants avant d'être léguée par testament, avec les manuscrits, aux Dominicains. L'exécution de ce legs, duquel le roi retranche les œuvres écrites par le duc, divise l'ordre pendant longtemps, avant que la bibliothèque ne soit finalement attribuée au couvent de la rue Saint-Jacques en 1786.

Une œuvre à découvrir. La bibliothèque se prolonge naturellement dans l'œuvre littéraire inédite de Louis d'Orléans, qui est plus variée que celle d'un simple apologiste. Il traite de sujets aussi divers que les belles-lettres il traduit en vers de l'Antilucrèce du cardinal de Polignac et rédige des “ Georgiques chrétiennes ” , la littérature antique, l'histoire et la géographie de la Bible. Son intérêt prononcé pour les langues se manifeste par des projets de grammaire hébraïque. Dans un domaine plus privé, le prince rédige des méditations pieuses et des projets de sermons. Il est enfin un critique attentif et s'emploie à commenter des livres controversés, comme l'Abrégé de l'Ancien testament du janséniste Mésangui.

En des traités moraux et doctrinaux plus rédigés, Louis d'Orléans expose sa pensée sur des problèmes de morale chrétienne ou de théologie : il se pose en bon pasteur lorsqu'il écrit sur la componction et l'humilité ou condamne les spectacles, voire en docteur de l'Église dans ses traités sur l'Église, les juifs ou la véracité de Sanchoniathon.

Mais ce sont surtout les écrits théologiques du prince qui retiennent l'attention : il commente les Écritures et les grands théologiens, comme saint Augustin et saint Thomas d'Aquin. L'étude du commentaire du premier chapitre de la Genèse permet d'illustrer les qualités d'écriture de Louis d'Orléans : rigueur scientifique dans les sciences exactes (chimie, physique, sciences naturelles), richesse du sens littéral de la Bible, clarté du style, exhaustivité des problèmes abordés. Louis d'Orléans reste très orthodoxe dans ses conclusions et son mérite est de rendre accessible au commun des mortels une réflexion théologique sur la création. Pourtant, Louis XV crut bon de soustraire ces manuscrits aux Dominicains, pour les enfermer dans sa propre bibliothèque et les priver de toute diffusion.

Conclusion


Premier prince du sang et mystique érudit, Louis d'Orléans concilia difficilement les devoirs de ces deux états antinomiques aux yeux du monde. Mais la mort consacra enfin tous les efforts de ce pieux duc, et les hommages funèbres d'usage, réservés aux grands de ce monde - souvent conventionnels -, s'unirent pour célébrer celui que d'aucuns considéraient déjà comme un saint. S'il n'a pas joué un rôle politique déterminant dans l'histoire du XVIIIe siècle, Louis d'Orléans n'a pas non plus été le prince iconoclaste et misanthrope trop souvent décrit. Il manifesta au contraire une piété et une curiosité d'esprit qui seraient louées chez un homme du commun, mais sont trop écartées de l'idéal du prince des lumières.

Pièces justificatives


Mémoires de Louis d'Orléans. Lettres de provisions de la charge de colonel général de l'infanterie. État des officiers de la maison d'Orléans (1748) . Actes notariés de fondations et de donations. Procès-verbal de visite de l'appartement et du bâtiment neuf de l'abbaye de Sainte-Geneviève. Testament de Louis d'Orléans. Acte de fondation de la chaire hébraïque en Sorbonne. Inventaire après décès à Sainte-Geneviève. Chapitre premier du “ Commentaire sur quelques endroits de la Genèse ”. Correspondance de Louis d'Orléans avec le comte d'Argenson, Philippe V d'Espagne, les abbés Sallier, Omelane, Houtteville, Boudeilles, etc

Annexes


Tableau généalogique. Liste de pensions. Tableau de l'évolution du conseil d'Orléans.

Dossier iconographique


Portraits de Louis d'Orléans, d'Auguste Marie Jeanne de Bade, de Louis-Philippe d'Orléans. Grand sceau de la chancellerie d'Orléans. ­ Dessins de Louis d'Orléans. Médaillier et pierres gravées. Plans et photos du Palais-Royal. Plaque du collège d'Orléans à Versailles. Plan et photographies du bâtiment-neuf de Sainte-Geneviève (actuel presbytère de l'église Saint-Étienne du Mont à Paris). Papiers personnels de Louis d'Orléans. Cartes géographiques de d'Anville.

Le Jour ni l'Heure P3150002 : ancien hôtel de Louis d'Orléans, fils du Régent, c. 1730, auj. presbytère de Saint-Étienne-du-Mont, à l'angle des rues Clovis et Descartes, Paris Ve, lundi 15 mars 2010, 13:39:14
 
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Le Jour ni l'Heure 1313 : vestiges du château de Vadencourt, XVIIIe s., Aisne, Picardie, dimanche 21 février 2010, 17:52:30

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Le Jour ni l'Heure 1314 : vestiges du château de Vadencourt, XVIIIe-XXe s., Aisne, Picardie, dimanche 21 février 2010, 17:53:17

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Le Jour ni l'Heure 1295 : vestiges du château de Vadencourt, XVIIIe s., Aisne, Picardie, dimanche 21 février 2010, 17:15:03

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Le Jour ni l'Heure 1150 : château du Nouvion-en-Thiérache, c. 1850, Aisne, où naquit le comte de Paris, Henri d'Orléans, 1908-1999, vendredi 19 février 2010, 13:52:17

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Le Jour ni l'Heure 0808 : vue générale de Château-Thierry, Aisne, avec l'église Saint-Crépin, XVe s., où fut baptisé en 1622 Jean de La Fontaine, lundi 15 février 2010, 13:02:38

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Le Jour ni l'Heure 0805 : Château-Thierry, Aisne, Picardie, remparts du château fort des comtes de Champagne (et des ducs de Bouillon), lundi 15 février 2010, 12:58:15

La Fontaine y commença les "Contes" pour distraire la jeune duchesse de Bouillon, Hortense Mancini.

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Le Jour ni l'Heure 0795 : Château-Thierry, Aisne, chemins de la haute ville, remparts du château comtal, lundi 15 février 2010, 12:40:31

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Le Jour ni l'Heure 0894 : Théodore Géricault, 1791-1824, "Napoléon donnant un ordre à un officier supérieur", c. 1815, Reims, Marne, musée des Beaux-Arts, ancienne abbaye Saint-Denis, lundi 15 février 2010, 17:47:31

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Le Jour ni l'Heure 2679 : autoportrait en gris et beige, Paris, hôtel Bourgogne & Montana, ch. 67, dimanche 14 mars 2010, 23:06:00

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Le Jour ni l'Heure P3140015 : Paris, musée de la Vie romantique, ancienne maison d'Ary Scheffer, 1795-1858, souvenirs de la famille de Saxe, ancêtres de George Sand, 1804-1877, dimanche 14 mars 2010, 14:10:27

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Le Jour ni l'Heure P3140013 : Ernest Renan, 1823-1892, par René de Saint-Marceaux, 1845-1915 — Paris, musée de la Vie romantique, ancienne maison d'Ary Scheffer, 1795-1858, dimanche 14 mars 2010, 14:06:33

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Loin des controverses, l'écrivain et artiste, Renaud Camus consacre quatre volumes aux Demeures de l'esprit dans lesquels il s'attache à évoquer l'atmosphère particulière de ces maisons d'artistes et d'écrivains de France et de ...
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Brochettes de Petites Filles chez les Buveurs d'Eau Chaude ...
art13
(voir le bouqin de Renaud Camus qui s'auto censure – après coup – chez Ardisson) tout aussi librement. Pendant les JO, le comportement de la France fut honteux. Ce pédé de maire de Paris disposé à recevoir cette taupe de Dalaï-lama pour ...
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RESSE?.. PIRE, ENCORE!: La polémique Diallo-Zemmour chez Ardisson ...
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Renaud Camus expliquait récemment comment, sortant de la même émission convaincu de la qualité de sa contribution, où il lui avait semblé défendre sereinement ses positions, il s'était découvert "un autre" à l'antenne: totalement sur la ...
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"D'où vient cette haine de la littérature ?"
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J'ai convoqué Marx et Engels, mais pour que l'on nous comprenne bien, j'aurais pu aussi appeler Renaud Camus à la barre qui ne dit pas autre chose dans son ...

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“D'où vient cette haine de la littérature ?” - Causeur.fr
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J'ai convoqué Marx et Engels, mais pour que l'on nous comprenne bien, j'aurais pu aussi appeler Renaud Camus à la barre qui ne dit pas autre chose dans son essai La dictature de la petite bourgeoisie. Ce dictionnaire est, de fait, ...
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Le miroir de pensée de Gérard Guest au rétroviseur d'Alexandre ...
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... à la différence de Renaud Camus qui paraît avoir fait son miel, Guest s'en délecte comme un bourdon enivré, de son essai sur Wittgenstein. Merveilleusement toutefois et je le remercie pour cette insigne délicatesse, Gérard Guest a ...
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Le Jour ni l'Heure 5601 : Ratvolden, maison de l'écrivain Johan ...
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Fine Stagione: Dans le leurre du seuil
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Quelques extraits de l'intervention d'Yves Bonnefoy au salon du livre de Mantoue, en 2007 : Source de la vidéo : ici. Source de l'image : Renaud Camus (Site Flickr). Publié par Emmanuel F. à l'adresse 10:25. 0 commentaires: ...
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Le Jour ni l'Heure 5576 : En Norwège — le mont Kråkmo ...
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Le Jour ni l'Heure 5569 : En Norwège — Hamarøy, Nordland, mardi 25 ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5569 : En Norwège — Hamarøy, Nordland, mardi.
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Le Jour ni l'Heure 5557 : En Norwège — les îles Lofoten vue de la ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5557 : En Norwège — les îles Lofoten vue de.
06 : Google Blog search
Le Jour ni l'Heure 5554 : En Norwège — portrait à Hamarøy ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5554 : En Norwège — portrait à Hamarøy, Nordland.
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Le Jour ni l'Heure 5550 : En Norwège — le phare de Tranøy, Hamarøy ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5550 : En Norwège — le phare de Tranøy,
05 : Google Blog search
Le Jour ni l'Heure 2241 : autoportrait "Dans le leurre du seuil ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 2241 : autoportrait "Dans le leurre du seuil"
05 : Google Blog search
Le Jour ni l'Heure 5545 : En Norwège — la pointe de Tranøy, face ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5545 : En Norwège — la pointe de Tranøy,
05 : Google Blog search
Le Jour ni l'Heure 5539 : Hamaroy, vue qu'on a de Hamsund, maison ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5539 : Hamaroy, vue qu'on a de.
05 : Google Blog search
Le Jour ni l'Heure 5536 : Hamsund, maison d'enfance de Knut Hamsun ...
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Renaud Camus a posté une photo : Le Jour ni l'Heure 5536 : Hamsund, maison d'enfance de Knut.
04 : Google News
La visite guidée de Renaud Camus
L'Express
Dans Demeures de l'esprit, Renaud Camus poursuit son tour des maisons d'artistes. Entre érudition et style flamboyant. Difficile, sans doute, d'être ...
Ces demeures où vécurent Corneille, Balzac, Hugo, Chateaubriand ...L'Express

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Février 2010

24 : Google News
Esprit des lieux, es-tu là ?
Libération
Renaud Camus poursuit ses visites de maisons d'écrivains et d'artistes, à la recherche d'échos. Cette fois, cap au Nord-Ouest Après deux volumes consacrés à ...

20 : Google News
Politis

Georges Frêche N'Est Pas (Du Tout) Raciste, Voyons : Georges ...
Politis
Si tu veux bien, laissons temporairement de côté Georges Frêche, que nous retrouverons bientôt, et penchons-nous sur le cas de l'écrivain Renaud Camus. ...

18 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Project 101 » par Joyce Joyce.
18 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Help You » par Joyce Joyce.

Janvier 2010

30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Le pays où les pierres parlent ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « La campagne d'Angleterre ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Le panthéon de Camus ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Ils n'écrivent pas pour plaire ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Albums photographiques Le Jour ni l'Heure - souscription ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Demeures de l'esprit ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Demeures de l'esprit (France II Nord-ouest) ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Demeures de l'esprit (Grande Bretagne II) ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Demeures de l'esprit (France du Sud-Ouest) ».
30 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Demeures de l'esprit (Grande Bretagne I) ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-2 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-3 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-4 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-5 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-6 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-7 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-8 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-9 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-10 ».
10 : Églogues
Modification de « Travers III-3-1 ».
09 : Églogues
Modification de « Travers III-3-11 ».
09 : Églogues
Modification de « Passage, 1b ».
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Modification de « Travers III-3-14 ».
08 : Églogues
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Modification de « Travers III-3-15 ».
08 : Églogues
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Modification de « Travers III-3-18 ».
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08 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « L'Amour l'Automne ».

Décembre 2009

23 : Wiki des lecteurs de Renaud Camus
Modification de « Une chance pour le temps (Journal 2007) ».

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