Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus
Photo © Renaud Camus

Éloge du paraître

Commander
à Amazon.fr
[avertissement]
TitreÉloge du paraître
ÉditeurP.O.L.
Date de parutionmai 2000
I.S.B.N.978-2-86744-764-8
2-86744-764-X (ancienne norme)
 
Tout le monde devrait avoir lu ce livre, il devrait faire partie de toutes les bibliothèques. De celles du moins des personnes qui pensent que l'élégance de vivre avec soi et avec les autres va bien au-delà de l'être, que l'apparence est signe, et signe combien fondamental de ce que l'on est, de la vérité essentielle de l'être. De celle, peut-être aussi, de qui vous écrase de ses bruits, de son odeur, de sa fumée, de qui envahit indûment votre espace avec le sien, vous impose son langage et ses manières… Mais celui-là, qui en aurait besoin, ne le lira pas !
Ce livre tient pourtant bien en main. Il est léger, facilement transportable. Il est constitué de paragraphes courts, aérés, séparés par une étoile. Quant au style, il est parfait. Dire qu'il est clair, raffiné, simple, que l'on voudrait écrire chaque phrase dans son agenda ou son Journal intime, dire qu'on tient là le manuel de Savoir Vivre, de Savoir Être, de Savoir aussi — ce peut être utile — Non Être, cela n'est pas dire assez. Ce n'est pas dire ce Bien Être — tous les sens possibles sont admis — qui empreint le corps et l'âme , cette adéquation entre les mots sous les yeux, leur cheminement éblouissant dans l'esprit et la sensibilité, et nous-même.
Il est d'usage, lorsque paraît un ouvrage, d'en signaler d'abord les défauts, les manques. certains journalistes nous ont habitués à un éreintement systématique, surtout lorsqu'il s'agit d'une parution de Renaud Camus. Or, à moins d'être d'une mauvaise foi crasse, je ne vois pas ce que l'on pourrait reprocher à l' Eloge du paraître. Il est à mettre entre toutes les mains et dans toutes les têtes. Pour qui ne lirait qu'un livre de l'œuvre camusienne, il faudrait lire celui-ci. (Mais quel dommage alors de se priver des autres !)
G.I.
février 2002
« Le paraître fut inventé par tels qui jugeaient qu'exister, survenir, s'en aller, mourir, ce n'était pas tout à fait suffisant, à la longue ; qu'entre apparaître et disparaître il ne serait pas mal d'arrêter si possible le temps, le temps du moins de tenter de lui donner une forme, une saveur, une substance qu'on pourrait partager avec lui. C'est le paraître qui de manger fait un repas, d'aimer ou de souffrir une phrase, d'une journée quel conque une date, d'un sacrifice une religion, de vivre un destin. C'est le paraître qui de l'homme fait l'homme. »

Quatrième de couverture

Le paraître est du côte de la civilisation. C'est le moins qu'il puisse faire, puisque c'est lui qui l'a créée. L'homme est sorti de la barbarie le jour où il a commencé à se soucier du regard de l'autre sur lui, et de l'opinion qu'on pouvait entretenir à son sujet, en face. L'homme est sorti de la barbarie le jour où il s'est vu dans un miroir, ou dans le cours, Narcisse, d'une onde claire. L'homme est sorti de la barbarie le jour où il est sorti de l'être ; il voulait voir un peu de quoi l'être avait l'air, vu de l'extérieur.
*
Nous appellerons paraître cette légère couche de paranoïa qui a inventé la ville et même la cité, la civilité, la convention, l'art, la morale, la littérature et le geste inutile.
*
Jeune, c'est par vanité qu'on se regarde dans les miroirs ; plus tard c'est par prudence, ensuite par politesse, et finalement par modestie
Identifiez-vous pour modifier cette page. | RSS Suivre cette page par RSS
Modifié par Webmaster 05/12/2006 23:48:33

Votre avis

Lire un extrait : page 18, page 37, page 46, page 59, page 77, page 84, page 96, page 99, page 105.

L’avis des lecteurs