Photo © Renaud Camus
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Le Département de la Lozère

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TitreLe Département de la Lozère
ÉditeurP.O.L.
Date de parutionmai 1996
I.S.B.N.978-2-86744-511-8
2-86744-511-6 (ancienne norme)
 
Roman ? Guide très érudit ? Promenade littéraire dans un pays aimé ? Difficile de trancher. On pourrait aussi appeler le livre de Renaud Camus Guide de luxe pour promeneurs lettrés ou Éloge de la Lozère par le vide. « La Lozère a commencé de me fasciner, enfant — lorsqu’on apprenait encore les départements, dans les écoles —, parce qu’elle était toujours moins que tout. » Le Département de la Lozère est en effet l’anti-guide par excellence, ou un guide qui s’évertuerait à s’opposer en tous points aux nombreux et désespérément identiques Guides de France. « Du reste » écrit Renaud Camus « on ne va pas (en Lozère) pour y voir ceci ou cela, on y va pour y éprouver, on y va pour y être. » Les bourgs, par exemple, ces lieux dont les « littératures touristiques » font toujours grand cas — telle église, telle maison ancienne (à voir absolument pour la qualité de sa restauration !) — l’auteur conseillerait plutôt de ne pas trop s’y attarder. Et de faire l’éloge de la solitude typiquement lozérienne, de la rudesse du climat, histoire de mettre en fuite les touristes du dimanche et de titiller l’envie des âmes en partance.

Quatrième de couverture

Renaud Camus part pour la Lozère, afin d’écrire une sorte de guide de ce département qu’il aime, et qui bat tous les records à l’envers. Il est toujours le moins. Et plutôt qu’une succession de lieux remarquables, il est pur espace, non lieu. On n’y va pas pour y voir ceci ou cela, on y va pour y éprouver, on y va pour y être. Et comme tout plus être commence nécessairement par l’expérience d’un moins être, voire d’un non être, la Lozère, ce nulle part, territoire par essence de la géographie négative, est l’occasion ou jamais d’être positivement Personne, à l’instar d’Ulysse, le voyageur.
Sur les ruines de Peyre, en effet, il n’est pas jusqu’au nom qui ne lâche : il ne tient pas plus à vous que vous ne tenez à lui, et n’importe quel autre, pourvu qu’il vous plaise un moment et ne soit à personne, lui non plus, fera l’affaire aussi bien jusqu’à la prochaine fois.
Ces histoires de nom, c’est toujours un roman, par en dessous. Rien n’empêche qu’un roman, cela dit, soit très scrupuleusement un guide, avec son index des noms, même.
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