Photo © Renaud Camus
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Paru dans Le Monde
Date 17/12/2010
à propos de Abécédaire de l’In-nocence
Titre Renaud Camus, candidat de l’Occident
Auteur Jean Birnbaum
L’écrivain Renaud Camus est candidat à la prochaine élection présidentielle. Huit ans après avoir créé son propre mouvement, le Parti de l’In-nocence, il a décidé de se lancer dans la course à l’Elysée. Le châtelain élitiste, contempteur des foules et de la vulgarité, se propose de partir à la conquête des larges masses. Ainsi le romancier du moi, connu pour ses journaux intimes et son exploration de la subjectivité homosexuelle, va-t-il devoir apprendre à manier la rhétorique des meetings. Son programme paraît sous la forme d’un épais volume intitulé Abécédaire de l’In-nocence (David Reinharc éd., 590 p., 29 €). A la fin de l’ouvrage, on trouve le formulaire de parrainage destiné aux élus qui souhaiteraient soutenir cette candidature. Pour le reste, l’auteur décline la plupart de ses obsessions : l’effondrement de la civilisation, l’affaissement de la langue, l’effacement du sens. Cette vision du monde n’est pas que littérature. Elle se traduit par des mots d’ordre tout à fait situés politiquement : lutter contre “l’antiracisme dogmatique et immigrationniste”, exiger l’expulsion immédiate des sans-papiers.
Samedi 18 décembre, Renaud Camus compte participer à des “Assises internationales sur l’islamisation de nos pays” qui doivent se tenir à Paris, à l’appel, entre autres, du Bloc identitaire et de Riposte laïque, déjà à l’origine des récents “apéros saucisson-pinard”. Si cette manifestation a lieu - des associations antiracistes et des élus de gauche exigent son interdiction -, le romancier devrait y côtoyer Oskar Freysinger, l’un des meneurs de la campagne “anti-minarets” en Suisse, mais aussi Tommy Robinson, chef des hooligans de l’English Defence League. Contacté par Le Monde, Renaud Camus refuse de considérer ces “Assises” comme un rassemblement d’extrême droite : “La puissance invitante originelle, celle à laquelle nous avons répondu, est Riposte laïque, que je vois mal d’extrême droite, dit-il. Extrême droite est une expression polémique qui va devoir subir de sérieuses remises en cause. Quand le feu est à la maison, on ne se demande pas trop (un peu tout de même) de quel côté arrivent les seaux…”
L’écrivain s’inscrit désormais dans une galaxie idéologique structurée par la défense de “l’Occident”. Pas n’importe lequel. Naguère pris dans une vaste polémique au cours de laquelle il fut accusé d’antisémitisme, le candidat publie aujourd’hui son programme politique chez David Reinharc, un petit éditeur qui se réclame à la fois des “valeurs juives” et d’un certain “droit à la bagarre”.
Fondateur, en 2004, d’une éphémère revue liée au Betar, un mouvement de jeunesse de la droite sioniste, David Reinharc, 40 ans, a créé sa maison d’édition en 2008 : “Chez Renaud Camus, a-t-il confié au Monde, j’ai trouvé les valeurs qui sont les piliers de mon projet : l’amour de la langue et l’exigence de l’honneur. Comme lui, je suis angoissé par le déclin de notre civilisation judéo-chrétienne. Comme lui, je suis persuadé que pour empêcher le suicide de l’Occident, il faut créer de nouvelles alliances…”
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